Le silence des baobabs

Le silence des baobabs

Sur les ailes du monde, je peins des arcs-en-ciel.
Encore engourdi, mon esprit s'éveille.
Routes solitaires, essences passagères.
Nomade incertain je fuyais mon chagrin.

 

Les chemins cabossés secouaient mes songes.
Sur les terres mystiques, la lumière des ondes.
Passager du temps, je rencontrais mes chimères.
Des mains imaginaires hissaient l'or des rivières.

 

Soulever cette terre ocre que personne n'a foulée,
Et voir dans tes yeux des légendes oubliées.
Les matins brumeux, les fleuves se déchaînent.
Le reflet des rizières au lever du soleil.

 

Libéré, je navigue et te crie mon amour.
Un grain de sable qui roule sur les pistes rouges.
Et le silence des baobabs qui bordent les routes,
Comme un long cri puissant déchirant mes doutes.