L'infini s'apaise

De toutes mes forces, je redéploie mes ailes,
Pour qu'elles brisent à jamais ces chaînes.
Depuis trop longtemps, scellées à mes poignets,
Elles creusent des sillons jusqu'à mes veines.

D'un coup, elles cassent ; l'infini s'apaise.
Je n'entends plus ces voix qui pèsent,
Juste mon corps qui s'ensorcelle,
Qui donne à mon cœur des couleurs de braises.